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January 30th, 2006 | Author:

Cela fait deux semaines que j’ai la chance de suivre tous les matchs de notre héros national, donc cette magnifique finale jusqu’à tard de la nuit !
Cela n’a pas toujours été facile pour mon coeur, et il faudra que j’envoie une note de frais à Roger pour les nombreuses bières durant cette quinzaine 😉
Mais que le résultat est magnifique ! Un 7ème trophée du Grand Chelem, le 3ème de suite !
Comme pour Thomas Lüthi, je voudrais féliciter Roger pour son incroyable performance !

BRAVO ROGER !

N’étant pas un fidèle lecteur du journal Le Matin, je voudrais quand même citer l’édito (et spécialement la phrase du préparateur physique de Roger) du jour de Roger Jaunin, qui est peut-être un des journalistes qui connait le mieux Roger :

Roger Federer n’est pas un sur-homme, encore moins «une machine» à engranger les titres, les dollars et les honneurs. Et il a avoué, tard dans la nuit qui a suivi son succès à l’Open d’Australie, qu’il avait «beaucoup souffert» pour remporter ce titre majeur, le septième de sa carrière, le troisième de suite après ceux de Wimbledon et de l’US Open de l’année dernière.

Souffert de la chaleur, tout au long d’une quinzaine au cours de laquelle le mercure n’a cessé de flirter avec les 40 degrés, souffert des longues attentes qui précèdent les matches, souffert aussi d’une opposition qui supporte chaque jour plus difficilement sa mainmise sur le jeu. Il l’a dit, lucide: «Je n’ai certainement pas joué là – au cours de cette quinzaine – mon meilleur tennis.» C’était une évidence… mais il a battu de très bons joueurs, souvent avec difficulté, et sans jamais rechigner à retrousser ses manches. Et, lorsqu’il s’est agi d’aller chercher le trophée, c’est lui et lui seul qui a tendu les bras.

C’est là sans doute son immense mérite, qui restera d’avoir su composer avec un tennis parfois aux abonnés absents – pour lui, s’entend -, des adversaires qui n’étaient certes pas les plus prestigieux, mais qui n’ont cessé de revendiquer leur place au brûlant soleil de l’Australie.

Pierre Paganini, qui le connaît «par coeur», puisqu’il s’occupe de son corps, nous disait pas plus tard qu’hier soir que «plus que la victoire d’un grand joueur de tennis, celle-ci est la victoire d’un être humain».

Qu’ajouter à un tel compliment?

© Le Matin Dimanche