Tuesday, April 21st, 2009 | Author:

Before a trip in Burma, it is necessary to think about it : should I go or not ?

Because Burma is a oppressive military regime, it is good to think about that. You can totally disagree this regime, there are two visions :

  • You can boycott everything from the junta, included the tourism. By this way, you can weaken the junta.
  • You can go there, and explain how is the life in Burma (it’s what I’m trying to do via this blog). Don’t make this country more lonely as it is already. International pressures can come from important countries or companies, but not only. A simple visitor (like me) can also do something. Talking with local people, telling my life in my country, it’s also a good way !

I have an example about that :

  • After a long journey by car from the chinese border, I arrived to Lashio (the first city where foreigners are allowed to be). I took a night bus to Mandalay, the second biggest city in Burma. I had the chance to seat next to a burmese girl, who was travelling with a group (from Unicef). She was able to talk in english, but also a little bit of french, german and spanish. She tried to ask me few questions about myself, and I was really happy to answer her. After few minutes, her responsible said no speak few time, just to remember her that she is not allowed to talk with foreigners, like me.
    A funny thing, she waited the night, until her responsible was sleeping for talking with me. But she was always scary…

This kind of story is hard time. Young burmeses are always happy to talk with foreigners, but they are not allowed by their government ! If someone from the government can see that, they can go to the jail !

Few other information about Burma :

  • Crossing the border between China and Burma takes long time, and it is not easy.

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  • Burmese are nice people. Lot of people speak english, and a few speak french, german or spanish.
  • The country is quite poor, not developed.
  • A mobile network exists, but it’s very expensive. You have to buy a SIM for USD 2’500 ! Only the junta can buy it !

I wish one day, burmese people can be free. This day will come, because the minds are changing !

Avant un voyage en Birmanie, il est nécessaire se poser la question suivante : faut-il y aller ou non ?

La Birmanie étant dictature militaire, il est légitime de s’interroger. Même en étant totalement opposé à ce régime, il y a deux visions possibles :

  • Soit on boycotte les intérêts de la junte, et donc le tourisme, puisque ce dernier en fait aussi partit. Economiquement, c’est un moyen d’affaiblir la junte.
  • Soit on témoigne de la situation dans le pays (ce que j’essaye aussi de faire, par exemple via ce blog) en s’y rendant. Cela permet d’éviter encore plus l’isolement du pays de ce qu’il n’est déjà. La pression internationale et les influences extérieures peuvent venir de puissances politiques et financières, mais pas seulement. Un simple visiteur anonyme (comme je le suis) peut aussi y participer. Indirectement, je peux me considérer comme une première menace contre le régime actuel.

J’ai deux exemples frappant à ce sujet :

  • Arrivé à destination avec le passeur (Lashio), je devais poursuire le trajet jusqu’à Thipaw, première ville intéressante. Direction la station de bus afin d’en trouver. Là-bas, j’apprends via la passeur (qui s’est transformé en guide pour l’occasion) que tous les bus sont complets.
    A un moment donné, alors que le guide discutait avec une des compagnies de bus afin d’y trouver des places pour Thipaw, un jeune birman m’entend parler en français avec mon collègue. Je commence à discuter avec lui, afin d’obtenir les tarifs en vigeur, et non pas les prix pour occidentaux que le guide voulait nous faire payer.
    J’ai à peine discuté avec lui que le guide arrive et lui dit de partir. J’insiste un peu, en français, afin que le guide ne puisse pas nous comprendre. Mais en vain, le guide lui a finalement fait comprendre qu’il n’avait pas le droit de disctuer avec moi.
  • En plus frappant, après avoir trouver un bus, je me retrouve, assis, à côté une jeune birmane, parlant l’anglais, le français et l’espagnol (un nombre élevé de gamins parlent plusieurs langues, c’est assez incroyable). Elle fait partie d’un groupe de jeunes voyageant grâce à l’Unicef. Elle commence à me poser quelques questions me concernant, dont je me fais un plaisir d’y répondre. Après seulement quelques minutes, la responsable du groupe lui dit no speak à plusieurs reprises, afin de lui rappeler qu’elle n’a pas le droit de discuter avec des étrangers !
    Pour l’anedocte, elle a attendu la nuit, lorsque la responsable dormait, pour discuter avec moi. Mais elle avait toujours peur de discuter…

C’est des moments très difficile à vivre, tant ces jeunes birmans voudraient pouvoir discuter avec des étrangers, mais leur gouvernement le leur interdit ! Il faut savoir que s’ils y se font attraper (les espions du gouvernement étant partout), ils risquent d’aller en prison !

Quelques informations en vrac :

  • Le passage de la frontière entre la Chine et la Birmanie a été compliqué et long. Il faut compter environ 1h30 au bureau d’immigration birman. Puis sur la route jusqu’à Lashio (premier ville autorisée aux étrangers lorsqu’on vient de la Chine), les contrôles de junte sont fréquents. A chaque fois, une copie du passeport, ainsi que du visa sont nécessaires !

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  • Les Birmans sont très gentils et accueillant. Beaucoup d’entre eux parlent l’anglais, voir même le français, l’allemand ou  encore l’espagnol pour certains (principalement dans les villes).
  • C’est un pays très peu développé, l’état des routes est médiocre (lorsqu’il y en a), les coupures de courant sont fréquentes (c’est le gouvernement qui décide qui et surtout quand vous pouvez avoir de l’électricité)
  • Un réseau de téléphone mobile est disponible mais inutilisable. La carte SIM (vous savez la petite puce qui se trouve dans votre téléphone, et qui coûte CHF. 40.- en Suisse) coûte en Birmanie USD 2’500.- ! Autant dire, c’est un réseau réservé à la junte.

Je rêve qu’un jour, ce people puisse sortir de cette dictature. Ce jour viendra, avec le changement des mentalités !

Category: Burma, World Tour
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No Responses

  1. 1
    ARiSA 

    you are doing a wonderful experience;) i’m cheering 😀 haha

  2. 2
    sid 

    Arrriisssaaaa !!! Great to see you on my blog….as long time ago, when I was in Australia 😉 (remember time….)

    So please join me during few weeks ! I wish we can travel together…

    Let me email soon !

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