Après presque un mois dans ce pays hors du commun, je ne pouvais pas le quitter sans un article d’un genre différent. Partout dans le pays, mais spécialement à Phnom Penh (la capitale), l’horreur du passé est encore bien visible.
Un passé marqué par le régime de Pol Pot et sa clique, les Khmers Rouges. Pour cela, il suffit de visiter le Security Prison 21 (plus communément appelé S-21), une prison qui fait aujourd’hui office de musée. Ce centre de sécurité était en fait un centre de détention, de torture et d’exécution. Entre 16’000 et 20’000 prisonniers (personne n’a réussi à s’est échappé…) ont été torturé dans cette prison, puis envoyé à Choeung Ek (plus communément appelé Kiling Fields) pour être tués.
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Choeung Ek peut aussi être visité, à environ 10 km du centre de la capitale. C’est un endroit les plus gloques que j’ai jamais visité. Les prisonniers arrivaient par camion entier pour être battu à mort ou enterrer vivant. Les munitions, beaucoup trop précieuses, étaient reservées à la lutte armée.
Il est aujourd’hui possible d’y voir des centaines d’osments humains…
Et un présent, où les traces du passé cottoyent la réalité d’aujourd’hui. De nombreuses mines, datant de la guerre d’Indochine, mais aussi et surtout du temps des Khmers Rouges, sont de nos jours toujours bien présentes. Pour s’en rendre compte, il suffit de sortir un peu des sentiers battus. Ces mines sont indiquées par des panneaux le long des routes.
Et là, hors de question de marcher autre part que sur la route, même pour un petit besoin naturel. La pudeur vaut-elle vraiment une jambe en moins ?
Mais malheureusement, chaque année des gens perdent encore une jambe (ou la vie). Et ils sont bien visibles au Cambodge…mon pire souvenir étant le passage dans un petit village d’une province reculée où une jeune fille d’une dizaine année machait avec des cannes…
La pauvreté de ce pays est l’autre réalité du présent. Beaucoup de mendiants, surtout dans la capitale, vous demandent de l’argent dans les coins de rue. Mais pas seulement ! Le pire étant le travail des XXX dans la plus grande décharge en plein air d’Asie. Peut-être le métier le plus dangeureux du monde pour la santé. Les odeurs toxiques que dégagent les déchets une fois brulés sont respirés par ceux qui y travaillent.
Leur travail consitant à chercher parmi les ordures des déchets pouvant être revendus, le PET étant un excellent exemple.
Il faut savoir que la décharge, appelée XXX, est officiellement fermée depuis le début de l’année, au profit d’une nouvelle décharge, encore plus grande. Mais comme cette nouvelle se fait attendre, les déchets continuent d’arriver dans la décharge actuelle (des dizaines de camions faisant la queue à l’entée).
Si après tout cela, vous voulez toujours vous y rendre, sachez que la location d’une moto (de cross de préférence) est nécessaire. Plus aucun tuk-tuk vous y enmène, car officiellement fermée.